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La mort d’Hiram, a-t-elle été nécessaire ?
Il n’y a qu’une chose qui soit certaine dans la vie d’homme : la mort. Et pourtant, de nos jours la mort, repoussée en marge de la vie sociale, est soigneusement cachée devant nos yeux. Elle est devenue une sorte de maladie honteuse que l’on ne mentionne que furtivement et que l’on a confiée, par souci de praticité, aux soins des médecins et des prêtres. D’autant plus grande est la surprise d’un néophyte contemporain qui découvre que la mort est un des pivots de la franc-maçonnerie : nous vivons notre propre mort au moment de l’initiation, nous portons – lors du banquet de la Saint Jean d’Hiver - un toast au courage face à la mort et enfin, lors de l’élévation au grade de maître, nous sommes confrontés au mystère de la mort d’Hiram. Pour ce qui me concerne , le passage au troisième degré a été jusqu’à présent le moment le plus fort dans mon cheminement initiatique. Je suis donc tenté d’affirmer que la mort d’Hiram était nécessaire pour mon propre progrès spirituel. Cependant, pour justifier cette réponse d’une façon plus objective, il faut remarquer à titre liminaire que cette mort a deux aspects : c’est d’abord la mort réelle d’un homme concret, mais il s’agit également d’un élément central du mythe fondateur de la franc-maçonnerie.

I.

A en croire la Bible, Hiram était un artisan qui avait travaillé à la construction du Temple de Salomon. Les Ecritures ne mentionnent ni les mauvais compagnons, ni la mort subite du constructeur. On peut donc croire qu’après avoir accompli son travail Hiram est rentré dans son pays natal et qu’il y est mort d’une mort naturelle – peut-être à un âge déjà avancé, entouré de ses enfants et petits-enfants. Considérée sous cet angle la mort de l’Hiram « historique » paraît donc nécessaire tout comme est nécessaire la mort de chaque être humain. Le Livre des Psaumes dit : « Le temps de nos années, quelque 70 ans, 80, si la vigueur y est; mais leur grand nombre n'est que peine et mécompte, car elles passent vite, et nous nous envolons ». La mort est donc l’ultime mesure de nos efforts et dans toutes nos entreprises on doit garder à l’esprit notre nature mortelle. On ne peut qu’espérer que l’œuvre de notre vie résistera à la mort, bien que le souvenir de notre existence s’efface dans la mémoire des hommes. Lorsque la franc-maçonnerie rappelle cette évidence, elle noue avec la philosophie dans l’une de ses acceptions premières. En effet, comme le dit Erasme de Rotterdam, « Philosophia meditatio mortis continua est ».

II.

Cependant pour un initié Hiram reste avant tout le protagoniste d’une légende maçonnique dont la force symbolique est plus forte que celle du récit biblique. Hiram meurt ici au nom de la fidélité à ses principes. Sa mort est donc nécessaire pour rappeler à un franc-maçon qu’il existe un ordre moral qui le dépasse et que dans ce contexte la vie d’homme n’est pas une valeur absolue. Il nous est ainsi rappelé que le temple que construit un franc-maçon devrait avoir surtout une dimension spirituelle. Si l’on prend la légende d’Hiram à la lettre, l’idéal du franc-maçon s’apparente à celui d’un martyre chrétien prêt à donner sa vie pour la foi. Mais comprise comme une parabole, cette légende nous montre que l’initié devrait fonder son existence sur les valeurs spirituelles qui sous-tendent la franc-maçonnerie, sans trop se préoccuper des soucis de la vie matérielle. Car une construction matérielle n’a de sens que si elle reflète une construction idéale. Les idéaux sont immortels et même si l’existence temporelle d’un franc-maçon s’achève subitement il peut être sûr que d’autres initiés, animés par le désir de s’approcher de l’immortalité, reprendront son œuvre.

pi±tek, 26 grudnia 2014, inicjacja

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