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piątek, 26 grudnia 2014
La mort d’Hiram, a-t-elle été nécessaire ?
Il n’y a qu’une chose qui soit certaine dans la vie d’homme : la mort. Et pourtant, de nos jours la mort, repoussée en marge de la vie sociale, est soigneusement cachée devant nos yeux. Elle est devenue une sorte de maladie honteuse que l’on ne mentionne que furtivement et que l’on a confiée, par souci de praticité, aux soins des médecins et des prêtres. D’autant plus grande est la surprise d’un néophyte contemporain qui découvre que la mort est un des pivots de la franc-maçonnerie : nous vivons notre propre mort au moment de l’initiation, nous portons – lors du banquet de la Saint Jean d’Hiver - un toast au courage face à la mort et enfin, lors de l’élévation au grade de maître, nous sommes confrontés au mystère de la mort d’Hiram. Pour ce qui me concerne , le passage au troisième degré a été jusqu’à présent le moment le plus fort dans mon cheminement initiatique. Je suis donc tenté d’affirmer que la mort d’Hiram était nécessaire pour mon propre progrès spirituel. Cependant, pour justifier cette réponse d’une façon plus objective, il faut remarquer à titre liminaire que cette mort a deux aspects : c’est d’abord la mort réelle d’un homme concret, mais il s’agit également d’un élément central du mythe fondateur de la franc-maçonnerie.